Lundi 26 juin 2006

Article paru dans Libération le mercredi 31 mai 2006
par Michel TEMMAN -
Tokyo de notre correspondant

Racistes et patriotes, ces groupuscules d'extrême droite, liés à la mafia, imposent leur ordre en toute impunité, allant même jusqu'à éliminer leurs opposants.

Les «uyoku», bons soldats des valeurs sacrées du Japon

«Dehors, les étrangers !» Engoncé dans un uniforme étriqué, bouffi d'autosuffisance, le papy rondelet à la moustache hitlérienne assis à l'avant du véhicule, qui hurle ces propos racistes dans le haut-parleur, a donné instruction au conducteur d'extraire le camion aux vitres grillagées du bouchon qui paralyse l'avenue Meiji. Tandis que d'autres slogans haineux, mêlés à des chants patriotiques, sont beuglés sans fin au micro, le camion sort soudain de la file. Ignorant les véhicules en sens inverse, il remonte l'avenue à contresens sur près de cinquante mètres. Une pagaille inimaginable s'ensuit alors à un carrefour du quartier de Shibuya. Le camion précède six autres véhicules, ornés de chrysanthèmes et de symboles impériaux, qui brûlent sans hésiter le feu rouge.

Propagande citadine. Ainsi roulent au Japon les redoutés et très influents uyoku, patriotes d'extrême droite aux porte-voix et décibels assourdissants, estimés à 110 000 membres pour près de 1 millier de groupuscules, chapeautés, selon la police nippone (NPA), par 25 organisations d'extrême droite, voire mafieuses. Une de leurs particularités, outre la maîtrise évidente des sound systems, est de honnir les règles de la circulation. En cas d'incident, les uyoku étant pour beaucoup affiliés aux yakusas (la mafia japonaise), la consigne impose de ne jamais les provoquer. Surtout pas du regard. Les automobilistes qui pilent devant eux pour éviter l'accident ont ainsi appris à ne pas klaxonner. Leurs bus et camions profitent en effet d'un droit courant au Japon pour quiconque veut promouvoir ses idées, surtout en période électorale : le recours aux gaisensha, ou «véhicules de propagande citadine.» Si, en campagne, partis et hommes politiques de tout bord les utilisent, le procédé a été monopolisé par les uyoku, qui en abusent aussi comme moyens de pression.

Dans le film Minbô no onna (1992), le cinéaste engagé Jûzo Itami ­ dont on n'a jamais su si l'étrange suicide, en 1997, n'était pas un assassinat déguisé ­ mettait en scène un groupe de mafieux utilisant un de ces camions pour faire fuir la clientèle d'un hôtel de luxe et racketter son patron. «Que les uyoku soient aussi libres de leurs mouvements est peut-être à l'honneur de notre démocratie, qui tolère la liberté de pensée et de culte. Mais d'après moi, ils sont comme une plaie dans notre société. Leurs actions d'intimidation et la violence de leurs nuisances sonores sont un mode de chantage qui relève d'une certaine forme de terreur», estime un avocat et constitutionnaliste japonais.

Les uyoku sont dotés d'importants moyens financiers. Ils sont à la tête de revues, de sites web (dont www.uyoku.com) prônant le retour aux «valeurs sacrées», et comptent des amis politiques, à droite, au sein du Parti libéral-démocrate (PLD, au pouvoir), comme à gauche. «A une époque, le maire de Tokyo, Shintaro Ishihara, avait noué des liens avec le Seiryukai (la Société du dragon bleu, un groupuscule, ndlr)», confie un connaisseur. Les uyoku sont, en fait, les héritiers de l'extrême droite anticommuniste et antisyndicale nippone des années 30, qui défendait l'idée d'une Asie sous la coupe de l'ex- «Grand Japon» rêvé par l'empereur Hirohito (1901-1989). Culte du système impérial dont ils désirent la restauration, exaltation de la «race divine japonaise», haine de l'alliance nippo-américaine ou du soutien de Tokyo à l'ONU, hostilité aux fusions et acquisitions entre entreprises japonaises et étrangères, opposition totale à l'immigration, pas même choisie... Les uyoku manifestent sans cesse sur ces refrains, à coups de décibels cassant les oreilles des passants et des automobilistes.

Ils consentent enfin au silence chaque 15 août, quand ils se réunissent au sanctuaire de Yasukuni (leur QG) et, tête baissée, se recueillent (comme le Premier ministre Koizumi, qui s'y est rendu cinq fois depuis 2001) devant les 2,5 millions de «morts pour la patrie» (depuis l'ère Meiji, en 1868) qui y reposent. Parmi les quatorze criminels de guerre qui y sont honorés figure un de leurs héros : le général Tojo, artisan de Pearl Harbor, criminel de guerre exécuté en 1948 par les Alliés. Marginaux, les uyoku ? Même pas. A Tokyo, début mars, s'est tenu au Budokan, une arène d'arts martiaux, le plus grand rassemblement de patriotes depuis soixante ans. «Longue vie à l'empereur, longue vie à l'empereur !» hurlaient 10 000 nostalgiques.

Intimidations. Avec un tel blanc-seing du pouvoir, pas étonnant que les uyoku brisent en toute quiétude grèves, manifestations ou conférences. Et cassent les reins de leurs opposants, patrons, intellectuels ou journalistes. Le 3 mai 1987, dans les locaux mêmes du quotidien Asahi à Kobe, deux uyoku, fusil en main, ont ainsi tué d'une balle dans la tête Tomohiro Kojiri, un journaliste de 29 ans qui avait osé écrire sur Hirohito et la guerre. Ses assassins courent toujours et sa fille continue de réclamer justice. Mi-janvier 2005, deux cocktails Molotov ont visé le domicile de Yotaro Kobayashi, PDG de Fuji-Xerox. Il était harcelé depuis 2004 par des ultras lui reprochant, entre autres, de présider un comité d'amitié nippo-chinois. Plus récemment, le 6 mars, des uyoku à bord de dizaines de 4 x 4 noir et blanc, hurlant dans Tokyo : «Respect à l'empereur !», s'en sont pris physiquement à une équipe de télé anglo-saxonne free-lance qui les filmait. Pour une fois, la police s'est interposée et a limité les dégâts.

Samedi 24 juin 2006
Rolang type, un Gros Zombie Qui Tache
C'est un cadavre animé par un puissant sort de Death d'origine tibétaine. Sa langue a été arrachée et sert à le controler (elle est enfermée à l'abris dans une jarre). Si la langue venait à être détruite le Rolang perdrait l'avantage Preservation, son corps commençant alors à pourrir lentement (perdant un point de Physical Integrity tous les 4 jours). Sa bouche a été cousue pour lui éviter d'ingérer du sel, ce qui le détruirait.
POWER 4        FINESSE    3    RESILIENCE 4
Defense 0
Health 15
Initiative 1
Physical Integrity 10
Size 5
Speed 1

Magical resistance +2
Preservation 3 (no degradation)
Tough +5 (+10 HP)

Weakness: destroyed if it eats salt, repulsed by salt
Attached: The zombie can't leave the vicinity of the Vial containing its tongue
Samedi 24 juin 2006
Create Vritra, the Spirit of Thousand Faces (Death 4)
Death thing, a Vritra is a worm-like masse of roting flesh covered with faces. Those faces cry, shout, and lead witnesses to the verge of insanity (if an onlooker lose a Resolve + Composure roll, he can't do anything the next turn except protecting himself). Each face is one of the victim of the monster, a new face appears the scene following the "ingestion".
Practice: Weaving
Action: Instant
Duration: Prolonged (one scene)
Aspect: Vulgar
Cost: The soul of the first (willing) victim

Scelesti Rote: Presence + Persuasion + Death
The Vritra is created from the body and soul of a human, traditionnaly willing to sacrifice himself. Each victim give to the thing another face et 1/2 point of Size, Stamina and Strength (rounding down). Its Dexterity and Speed stay at 1, whatever the size the Vritra reaches. During the first time the Mage has to feed the creature but soon it will be able to feed by itself. A Vritra found under Tokyo had 36 faces. In this shape, it towered meters high.
The Vritra kills by bitting its victims with his mouths. It can allow 8 faces per attacks, so with 36 faces, it could have up to 4 attacks a round. Each faces gives one die for the attack roll (minus Defence, armor, etc). A succes implies the face (or faces) manage to bite and keep the victim. Roll the successes, this time in opposition with the Strength of the victim, each success delivers one damage (Lethal), as the Vritra begins to chew the unfortunate. The next rounds, the victim continue to sustain damages, unless he escapes (See "Grapple" rules). If Vritra manage to ensnare a victim, it will concentrate its attacks on him, trying to ingest the victim the soonest as possible before reaching a new "snack".
Samedi 24 juin 2006
Create Rolang (Death 3)
This rote allows a Mage to create a  Rolang, a form of Tibetan zombie. 
Practice: Weaving
Action: Instant
Duration: Prolonged (one scene)
Aspect: Vulgar
Cost: None

Scelesti Rote: Strength + Persuasion + Death
Scelesti prefer creating a Rolang by using a disgusting ritual. The Mage first lie full-length atop a fresh corpse, pressing his mouth to that of the corpse. He then repeat a specific incantation in his mind. The corpse will awaken and try to escape by struggling and jumping about. The magician, in turn, must retain his hold upon the corpse and must continue to chant his incantation. Eventually, the tongue of the corpse will protrude out of its mouth, at which point the magician will bite it off and the rolang will collapse. The tongue is then kept as a magical vial. If the Mage loses his hold during this ritual, the Rolang will turn and kill him before fleeing to haunt the local area. If the vial is destroyed later on, the Rolang lose the advantage "preservation".
The Rolang can be destroyed or repulsed by salt. Contact with salt provoke agravated damage, and if the Rolang is forced to eat salt it is instantinatly destroyed. Most Scelesti protect their creation by sewing its lips together, so the Rolang can't ingest anything (and beside, it doesn't need to eat).
Samedi 24 juin 2006
Death Mask (Death 3)
Ce sort est une variante de Suppress Own Life. Il donne au Mage toutes les apparences de la mort (pas de poul, pas de respiration, refroidissement du corps), le Mage reste cependant conscient de son environnement, son âme est toujours dans son corps et il peut lancer des sorts en étant dans cet état. 
Practice: Veiling
Action: Instant (or reflexive with 1 Willpower)
Duration: Prolonged
Aspect: Covert
Cost: None

Scelesti Rote: Wits + Subterfuge + Death
Le Lama Wang Chuk a fait une démonstration magistrale de l'utilisation de cette routine : elle lui a permi de préparer des sorts alors que ses assaillants, le croyant mort, baissaient leur garde.
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus