SFO : Sam 19 mai (EN)
Exil : Sam 14 avril (FR)
Le Phnom Kulen est considéré par les Cambodgiens comme la plus sacrée de toutes les montagnes et c'est ici que Jayavarman II déclara l'indépendance du pays en 802. Il y a un petit temple en activité, le Wat Chou au sommet de la montagne abritant un Bouddha couchés sculpté dans la roche. Il marque la source de la rivière dont l'eau est considérée comme sacrée.
Le lieu du Pélerinage est le Prasat Krau Romeas, un temple perdu dans la jungle près d'un série de cascades. Tout le lit de la rivière est sculpté de figures bouddhiques et de lingas. Deux douzaines d'autres temples sont répartis dans la jungle, mais la zone n'étant pas déminés seuls les locaux parviennent à y aller. Une autre rivière, Kbal Spean, originellement sculptée, coule en direction d'Angkor Wat. Les sculptures ont été détruites en 2003 par des pillards indélicats.
Prasat Rong Chen, premier temple montagne édifié dans la région, il fait figure de prototype.
Sra Damrei (le lac aux éléphants) est très difficile à atteindre (moto seulement, et encore, uniquement à la saison sèche) et lourdement miné. Ces animaux sculptés faisant face au sud sont les gardiens de la montagne. Il y a un éléphant à la taille réelle (4m de long pour 3m de large), et des statues plus petites de lions, une grenouille et une vache.
Le lieu du Pélerinage est le Prasat Krau Romeas, un temple perdu dans la jungle près d'un série de cascades. Tout le lit de la rivière est sculpté de figures bouddhiques et de lingas. Deux douzaines d'autres temples sont répartis dans la jungle, mais la zone n'étant pas déminés seuls les locaux parviennent à y aller. Une autre rivière, Kbal Spean, originellement sculptée, coule en direction d'Angkor Wat. Les sculptures ont été détruites en 2003 par des pillards indélicats.
Prasat Rong Chen, premier temple montagne édifié dans la région, il fait figure de prototype.
Sra Damrei (le lac aux éléphants) est très difficile à atteindre (moto seulement, et encore, uniquement à la saison sèche) et lourdement miné. Ces animaux sculptés faisant face au sud sont les gardiens de la montagne. Il y a un éléphant à la taille réelle (4m de long pour 3m de large), et des statues plus petites de lions, une grenouille et une vache.
par Gillou
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Lieux
A 15 km au sud est de Siem Riep, le groupe de Roluos se compose du Bakong, de Preah Ko et de Lolei. Ils datent de la fin du IXe siècle et correspondent à l'ancienne capitale Hariharalaya dont dérive le nom même de Lolei - un des temples du groupe. Après son éducation à Java, le Roi Jayavarman II pris le pouvoir et fit deux séjours à Hariharalaya, ville déjà existante. L'un fut antérieur à son instalation sur le Phnom Kulen (Mahendraparvata), où fut fondé le culte du Roi Dieu. Le second fut postérieur : il y mourut en 850, au bout de 48 ans de règne, après avoir ramené le linga miraculeux, symbole de la souveraineté. Ses successeurs y demeureront jusqu'à Yasovarman, fondateur de la première Angkor.
PREAH KO
Temple funéraire de Jayavarman II et des ancêtres de son deuxième successeur Indravarman. La stèle de fondation du Temple dans la Gopura de la première enceinte est admirablement conservée. Après un hommage à Shiva elle conne une courte généalogie d'Indravarman, puis en fait l'éloge, en sanskrit : "le bras droit de ce prince long et rond, terrible dans le combat quand il faisait tomber sur ses ennemis son glaive vibrant, accablant les Rois de tous les points cardinaux, et invincible, a pu cependant être toujours apaisé, mais par deux ennemis seulement : celui qui avait le dos tourné et celui qui, désireux de vivre, se mettait sous sa protection". L'inscription fait ensuite allusion au culte du Devaraja, ou "roi dieu" institué sur le mont Mahendra (Phnom Kulen) et termine en donnant la date de fondation (879) de trois statues de Shiva et de Devi. L'autre face, en Khmer, est de 893, sous le règne de Yasovarman I, et prescrit certaines donations à Parameshvara, divinité de la chapelle médiane de la rangée orientale de sanctuaires, et à Prithivindreshrava, dans la chapelle sud.
PREAH KO
Temple funéraire de Jayavarman II et des ancêtres de son deuxième successeur Indravarman. La stèle de fondation du Temple dans la Gopura de la première enceinte est admirablement conservée. Après un hommage à Shiva elle conne une courte généalogie d'Indravarman, puis en fait l'éloge, en sanskrit : "le bras droit de ce prince long et rond, terrible dans le combat quand il faisait tomber sur ses ennemis son glaive vibrant, accablant les Rois de tous les points cardinaux, et invincible, a pu cependant être toujours apaisé, mais par deux ennemis seulement : celui qui avait le dos tourné et celui qui, désireux de vivre, se mettait sous sa protection". L'inscription fait ensuite allusion au culte du Devaraja, ou "roi dieu" institué sur le mont Mahendra (Phnom Kulen) et termine en donnant la date de fondation (879) de trois statues de Shiva et de Devi. L'autre face, en Khmer, est de 893, sous le règne de Yasovarman I, et prescrit certaines donations à Parameshvara, divinité de la chapelle médiane de la rangée orientale de sanctuaires, et à Prithivindreshrava, dans la chapelle sud.
par Gillou
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Lieux
Déclaration faite par le Docteur Tuy, Conservateur du Musée National de Phnom Penh concernant le Lama d'Emeraude et la ReineJayavedi.
"Durant les dernières années du règne de Jayavarman fils de Bhavavarman, un Lama drappé de robes vertes vint dans la capitale de Hariharalaya. C'était un sorcier puissant; d'un mot ou d'un regard il pouvait apporter folie et mort dans les rangs de ses ennemis. La légende raconte qu'il venait d'une ville cachée dans les hautes montagnes où le Fleuve prend ses origines. Tous ceux qui connaissent ce lieu le craignent car y réside un puissant Naga soutenant la cité des Dieux.
Le Lama impressionna le Roi par son pouvoir et ses connaissances sur les choses cachées au regard des hommes et le Roi en fit son premier conseiller, et le sorcier grandit en pouvoir.
Il raviva le culte impie des anciens Démons et de Ravana, qu'il nommait le Sombre Roi-Dieu, Gahrahari-Raja. Bientôt dans l'esprit des sujets apeurés Gahrahari-Raja et Lama d'Emeraude ne furent plus qu'une seule et même personne. Il devenait impossible de distinguer le sorcier de son terrible Dieu.
Jayavarman était malade et le sorcier le déclara Devaraja, Roi-Dieu, se nommant lui même Roi. Il combattit les fils de Jayavarman pour le contrôle de l'Empire, et son pouvoir était si grand que l'un après l'autre les héritiers moururent sans raison. Si grande était la malédiction qui les frappa qu'aucun écrit ne reste d'eux, ils ont été balayés de la mémoire des hommes. Pour un temps le Lama et son terrible Dieu régnèrent sur la terre et les hommes.
On raconte que Lama d'Emeraude était servi par une créature énorme, dont le Naga représenté sur les parois des temples ne serait qu'une représentation miniature et déformée.
La voix du Roi-Dieu Gahrahari-Raja était selon la légende portée par un vent noir sur de grandes distances, un vent capable de tuer sur la volonté du sorcier.
Lama d'Emeraude construisit le Labyrinthe de Kish, un lieu sombre et effrayant. Il y pratiqua sa Magie malfaisante.
Enfin un héros se dressa, et avec l'aide d'Indra et de Vishnou il abattit le sorcier et dispersa sa magie démoniaque. Privé de la magie démoniaque du sorcier, Jayavarman comprit la folie de ses actes et pleura amèrement les morts causées par le Lama et son Dieu et mourut de chagrin.
Un temple à l'image du Mont Neru fut construit pour emprisonner à jamais l'âme du Sorcier et protéger le pays de sa magie. Le premier temple n'était pas assez solide pour résister au pouvoir de Gahrahari-Raja et il s'effondra. Un second temple fut construit en suivant une étrange géométrie qui n'est pas de ce monde. Ce Temple était solide et le corps maudit y fut enterré, protégé par les plus puissantes incantations des prêtres du pays. Un troisième temple fut construit pour garder le site, car il est dit que sinon le Lama pourrait revenir d'entre les morts pour se venger.
L'adoration de Gahrahari-Raja reprit sous l'influence de la Reine Jayavedi. Fille de Jayavarman et petite fille de Bhavavarman, elle rechercha les secrets du Lama d'Emeraude pour venger son père. Elle brisa le sceau du Labyrinthe de Keth et suivit les leçons de Gahrahari-Raja. Avec l'aide du Dieu Roi elle tua les généraux et à nouveau le pays vécut dans la peur. Les tribus se révoltaient et la capitale était laissée à l'abandon mais la Reine ne s'en préoccupait plus.
Quand la Reine Jayavedi donna naissance à un fils et qu'elle le nomma du nom secret du Lama, une clameur s'éleva et une foule pénétra son palais et la tua. Son corps fut enterré dans un lieu secret, afin d'éviter que ceux qui ont l'âme noire ne tentent de ramener son esprit parmi nous.
Enfin, Jayavarman II, un guerrier puissant éduqué dans le Royaume de Java assembla ses troupes et repoussa les impies. Il se couronna Devaraja Jayavarman II et ordonna que toute trace de Gahrahari-Raja soit effacée de la terre. Il déplaça la capitale à Mahendraparvata, loin des horreurs laissées par le sorcier, et bâtit des temples pour retrouver la faveur des Dieux. Hélas, certains adorateurs du Sorcier survécurent et complotèrent pour le retour de leur Maître. Pour sa plus grande gloire, Indravarman, cousin de Jayavarman III, fils de Jayavarman II, repoussa ces êtres impies loin au nord de l'Empire, au delà de Pagan, jusqu'aux confins du monde où les montagnes enneigées soutiennent le ciel."
"Durant les dernières années du règne de Jayavarman fils de Bhavavarman, un Lama drappé de robes vertes vint dans la capitale de Hariharalaya. C'était un sorcier puissant; d'un mot ou d'un regard il pouvait apporter folie et mort dans les rangs de ses ennemis. La légende raconte qu'il venait d'une ville cachée dans les hautes montagnes où le Fleuve prend ses origines. Tous ceux qui connaissent ce lieu le craignent car y réside un puissant Naga soutenant la cité des Dieux.
Le Lama impressionna le Roi par son pouvoir et ses connaissances sur les choses cachées au regard des hommes et le Roi en fit son premier conseiller, et le sorcier grandit en pouvoir.
Il raviva le culte impie des anciens Démons et de Ravana, qu'il nommait le Sombre Roi-Dieu, Gahrahari-Raja. Bientôt dans l'esprit des sujets apeurés Gahrahari-Raja et Lama d'Emeraude ne furent plus qu'une seule et même personne. Il devenait impossible de distinguer le sorcier de son terrible Dieu.
Jayavarman était malade et le sorcier le déclara Devaraja, Roi-Dieu, se nommant lui même Roi. Il combattit les fils de Jayavarman pour le contrôle de l'Empire, et son pouvoir était si grand que l'un après l'autre les héritiers moururent sans raison. Si grande était la malédiction qui les frappa qu'aucun écrit ne reste d'eux, ils ont été balayés de la mémoire des hommes. Pour un temps le Lama et son terrible Dieu régnèrent sur la terre et les hommes.
On raconte que Lama d'Emeraude était servi par une créature énorme, dont le Naga représenté sur les parois des temples ne serait qu'une représentation miniature et déformée.
La voix du Roi-Dieu Gahrahari-Raja était selon la légende portée par un vent noir sur de grandes distances, un vent capable de tuer sur la volonté du sorcier.
Lama d'Emeraude construisit le Labyrinthe de Kish, un lieu sombre et effrayant. Il y pratiqua sa Magie malfaisante.
Enfin un héros se dressa, et avec l'aide d'Indra et de Vishnou il abattit le sorcier et dispersa sa magie démoniaque. Privé de la magie démoniaque du sorcier, Jayavarman comprit la folie de ses actes et pleura amèrement les morts causées par le Lama et son Dieu et mourut de chagrin.
Un temple à l'image du Mont Neru fut construit pour emprisonner à jamais l'âme du Sorcier et protéger le pays de sa magie. Le premier temple n'était pas assez solide pour résister au pouvoir de Gahrahari-Raja et il s'effondra. Un second temple fut construit en suivant une étrange géométrie qui n'est pas de ce monde. Ce Temple était solide et le corps maudit y fut enterré, protégé par les plus puissantes incantations des prêtres du pays. Un troisième temple fut construit pour garder le site, car il est dit que sinon le Lama pourrait revenir d'entre les morts pour se venger.
L'adoration de Gahrahari-Raja reprit sous l'influence de la Reine Jayavedi. Fille de Jayavarman et petite fille de Bhavavarman, elle rechercha les secrets du Lama d'Emeraude pour venger son père. Elle brisa le sceau du Labyrinthe de Keth et suivit les leçons de Gahrahari-Raja. Avec l'aide du Dieu Roi elle tua les généraux et à nouveau le pays vécut dans la peur. Les tribus se révoltaient et la capitale était laissée à l'abandon mais la Reine ne s'en préoccupait plus.
Quand la Reine Jayavedi donna naissance à un fils et qu'elle le nomma du nom secret du Lama, une clameur s'éleva et une foule pénétra son palais et la tua. Son corps fut enterré dans un lieu secret, afin d'éviter que ceux qui ont l'âme noire ne tentent de ramener son esprit parmi nous.
Enfin, Jayavarman II, un guerrier puissant éduqué dans le Royaume de Java assembla ses troupes et repoussa les impies. Il se couronna Devaraja Jayavarman II et ordonna que toute trace de Gahrahari-Raja soit effacée de la terre. Il déplaça la capitale à Mahendraparvata, loin des horreurs laissées par le sorcier, et bâtit des temples pour retrouver la faveur des Dieux. Hélas, certains adorateurs du Sorcier survécurent et complotèrent pour le retour de leur Maître. Pour sa plus grande gloire, Indravarman, cousin de Jayavarman III, fils de Jayavarman II, repoussa ces êtres impies loin au nord de l'Empire, au delà de Pagan, jusqu'aux confins du monde où les montagnes enneigées soutiennent le ciel."
par Gillou
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Rapports et résumés des sessions
Une série d'articles de la "Gazette de Phnom Penh" concernant l'Expédition Takanohashi et la Fondation Rudra.
L'EXPEDITION TAKANOHASHI FETEE A SON ARRIVEE A PHNOM PENH
Photo: Louis Armitage, Takanohashi Yuya, Kimura Yukino et Dr. Otsuka Taito sortant du dîner donné en leur honneur à l'Hôtel Le Royal. Tous sont en costume de soirée. Yuya est rayonnant de jeunesse et de beauté ; Otsuka plus âgé, plus sombre également, avec un sourire forcé ; Armitage, grisonnant, semble très distingué ; Yukino a l'air détendue. L'homme en costume qui se tient à l'arrière plan pourrait être Okuji Tetsuya, mais étant un simple employé il n'est pas identifié sur la notice de l'image.
Phnom Penh a réservé un accueil chaleureux à l'Expédition Takanohashi mercredi dernier à l'Hotel Le Royal récemment réouvert, avec une réception offerte par Son Altesse le Prince Ranariddh. Le leader de l'expédition de Tokyo, Japon, a exprimé sa joie d'être sur "les terres des royaumes d'Angkor" et a promis des découvertes étonnantes. Le conseiller scientifique de l'expédition, M. Armitage, nous a confié son plaisir de revenir au Cambodge après une absence de plusieurs années. M. Armitage est le Directeur de la Fondation Rudra basée à Singapour et il a dirigé huit expéditions dans différentes régions d'Asie du Sud-Est. Les autres membres de l'expédition sont Melle Kimura Yukino et le Docteur Otsuka Taito, japonais tous les deux.
- LA GAZETTE DE PHNOM PENH, 12 mai 1997
HOTES DE MARQUE AU PALAIS ROYAL
Photo: Kimura Yukino et le Dr. Otsuka Taito se tiennent devant l'entrée du Palais Royal. Otsuka porte un costume de soirée, Kimura a une robe légère complétée par une superbe parure composée d'un diadème et d'un collier.
Melle Kimura Yukino escortée par le Dr. Otsuka Taito, tous deux originaires de Tokyo, Japon, sont arrivés au Palais Royal de Phnom Penh pour assister à une représentation du Ballet National. "Une dernière bouffée de culture avant de partir explorer les temples oubliés par l'histoire" a déclaré Dr. Osuka. Melle Kimura portait un très beau diadème assorti d'un collier, créés par un orfèvre japonais sur un design angkorien.
- LA GAZETTE DE PHNOM PENH, 19 mai 1997
L'EXPEDITION TAKANOHASHI SE PREPARE A PARTIR EN TRECK DANS L'HIMALAYA
Photo: Kimura Yukino avec son appareil photo.
Après deux mois de fouilles à Angkor autour du Bakong, ainsi que sur le Phnom Kulen, le Dr. Otsuka Taito, porte-parole de l'Expédition, a annoncé une pause dans les recherches pour prendre des vacances bien méritées au Népal. Le Dr. Otsuka a admis en privé que la détérioration de la santé de M. Takanohashi requiert un changement d'air pour le jeune chef de l'Expédition.
Il semble néanmoins que la situation politique ait précipité la décision de quitter le Cambodge. M. Armitage, le grand spécialiste de la civilisation angkorienne a refusé de faire tout commentaire sur ses découvertes. Des rumeurs circulent sur une découverte concernant le tombeau du Roi Jayavarman II. Le Dr. Otsuka a annoncé que l'Expédition serait de retour en octobre, après la saison des pluies, et si la situation politique le permet.
- LA GAZETTE DE PHNOM PENH, 14 juillet 1997
Fête en l'honneur de l'Expédition Tanaka à Phnom Penh
Photo: Docteur Tanaka Kazunobu, Tonami Yuko, Yong-Jian Liu, Kobori Toshiro, Dr. Gucharan Bhatura et le Professeur Jack Miller sortant d'un dîner donné en leur honneur à l'Hôtel Le Royal.
Phnom Penh a accueilli chaleureusement l'Expédition Tanaka mercredi dernier à l'Hôtel Royal, avec une grande réception donnée par Monsieur Hang Sakorn. Le Dr. Tanaka Kazunobu (Japon), leader de l'expédition, a annoncé son intention de continuer les travaux prometteurs de la dernière campagne de fouille près du Groupe de Roluos. Les autres membres de l'expédition sont Mme Tonami Yuko de Tokyo (Japon), Yong-Jian Liu de Singapour, Kobori Toshiro de Nagoya (Japon), le Professeur Jack Miller d’Atlanta (USA) et le Dr. Gucharan Bhatura de Singapour.
L'Expédition Tanaka est soutenue par la Fondation Rudra et est la cinquième de ce type depuis le départ des forces de l'ONU de notre pays.
- LA GAZETTE DE PHNOM PENH, 24 Nov 2002
Une jarre funéraire dérobée dans un temple angkorien
Photo: Temple du Preah Ko
Une jarre funéraire de trois tonnes qui venait d'être découverte a été dérobée samedi dernier (le 10 janvier). La jarre a été découverte trois jours plus tôt par l'Expédition Tanaka. Selon le porte-parole de l'Expédition, M. Yong-Jian Liu, une salle encore inconnue dans le Temple de Preah Ko dans l'ensemble du Roluos a été exhumée. Ce serait la chambre funéraire d'une Reine khmère encore non identifiée. Aucun nom n'a été découvert mais la qualité du mobilier et de la Jarre indique que la tombe est celle d'un membre régnant de la Famille Royale. Le seul élément ôté de la tombe a été un coffret contenant des rouleaux en sanskrit. Malheureusement le coffret était mal scellé et ces documents se sont révélés en trop mauvais état pour être déchiffrables. M. Liu a refusé de commenter l'identité du corps conservé dans la jarre, bien que plusieurs sources proches de l'expédition laisse entendre que ce pourrait être la légendaire Reine Jayavedi.
Selon la police le vol est d'autant plus spectaculaire qu'aucun instrument permettant de déplacer la masse énorme de la jarre n'a été retrouvé. La poussière dans les couloirs menant à la chambre n'a laissé aucune empreinte à part celles bien identifiables des membres de l'Expédition et d'APSARA, l'agence en charge de gérer le patrimoine angkorien. Les deux membres d'Apsara qui avaient été placés en faction pour protéger le site sont également portés disparus. L'inspecteur Kem Sokha a été dépêché spécialement de Phnom Penh pour faire toute la lumière dans cette affaire.
- LA GAZETTE DE PHNOM PENH, 12 Jan. 2003
L'EXPEDITION TAKANOHASHI FETEE A SON ARRIVEE A PHNOM PENH
Photo: Louis Armitage, Takanohashi Yuya, Kimura Yukino et Dr. Otsuka Taito sortant du dîner donné en leur honneur à l'Hôtel Le Royal. Tous sont en costume de soirée. Yuya est rayonnant de jeunesse et de beauté ; Otsuka plus âgé, plus sombre également, avec un sourire forcé ; Armitage, grisonnant, semble très distingué ; Yukino a l'air détendue. L'homme en costume qui se tient à l'arrière plan pourrait être Okuji Tetsuya, mais étant un simple employé il n'est pas identifié sur la notice de l'image.
Phnom Penh a réservé un accueil chaleureux à l'Expédition Takanohashi mercredi dernier à l'Hotel Le Royal récemment réouvert, avec une réception offerte par Son Altesse le Prince Ranariddh. Le leader de l'expédition de Tokyo, Japon, a exprimé sa joie d'être sur "les terres des royaumes d'Angkor" et a promis des découvertes étonnantes. Le conseiller scientifique de l'expédition, M. Armitage, nous a confié son plaisir de revenir au Cambodge après une absence de plusieurs années. M. Armitage est le Directeur de la Fondation Rudra basée à Singapour et il a dirigé huit expéditions dans différentes régions d'Asie du Sud-Est. Les autres membres de l'expédition sont Melle Kimura Yukino et le Docteur Otsuka Taito, japonais tous les deux.
- LA GAZETTE DE PHNOM PENH, 12 mai 1997
HOTES DE MARQUE AU PALAIS ROYAL
Photo: Kimura Yukino et le Dr. Otsuka Taito se tiennent devant l'entrée du Palais Royal. Otsuka porte un costume de soirée, Kimura a une robe légère complétée par une superbe parure composée d'un diadème et d'un collier.
Melle Kimura Yukino escortée par le Dr. Otsuka Taito, tous deux originaires de Tokyo, Japon, sont arrivés au Palais Royal de Phnom Penh pour assister à une représentation du Ballet National. "Une dernière bouffée de culture avant de partir explorer les temples oubliés par l'histoire" a déclaré Dr. Osuka. Melle Kimura portait un très beau diadème assorti d'un collier, créés par un orfèvre japonais sur un design angkorien.
- LA GAZETTE DE PHNOM PENH, 19 mai 1997
L'EXPEDITION TAKANOHASHI SE PREPARE A PARTIR EN TRECK DANS L'HIMALAYA
Photo: Kimura Yukino avec son appareil photo.
Après deux mois de fouilles à Angkor autour du Bakong, ainsi que sur le Phnom Kulen, le Dr. Otsuka Taito, porte-parole de l'Expédition, a annoncé une pause dans les recherches pour prendre des vacances bien méritées au Népal. Le Dr. Otsuka a admis en privé que la détérioration de la santé de M. Takanohashi requiert un changement d'air pour le jeune chef de l'Expédition.
Il semble néanmoins que la situation politique ait précipité la décision de quitter le Cambodge. M. Armitage, le grand spécialiste de la civilisation angkorienne a refusé de faire tout commentaire sur ses découvertes. Des rumeurs circulent sur une découverte concernant le tombeau du Roi Jayavarman II. Le Dr. Otsuka a annoncé que l'Expédition serait de retour en octobre, après la saison des pluies, et si la situation politique le permet.
- LA GAZETTE DE PHNOM PENH, 14 juillet 1997
Fête en l'honneur de l'Expédition Tanaka à Phnom Penh
Photo: Docteur Tanaka Kazunobu, Tonami Yuko, Yong-Jian Liu, Kobori Toshiro, Dr. Gucharan Bhatura et le Professeur Jack Miller sortant d'un dîner donné en leur honneur à l'Hôtel Le Royal.
Phnom Penh a accueilli chaleureusement l'Expédition Tanaka mercredi dernier à l'Hôtel Royal, avec une grande réception donnée par Monsieur Hang Sakorn. Le Dr. Tanaka Kazunobu (Japon), leader de l'expédition, a annoncé son intention de continuer les travaux prometteurs de la dernière campagne de fouille près du Groupe de Roluos. Les autres membres de l'expédition sont Mme Tonami Yuko de Tokyo (Japon), Yong-Jian Liu de Singapour, Kobori Toshiro de Nagoya (Japon), le Professeur Jack Miller d’Atlanta (USA) et le Dr. Gucharan Bhatura de Singapour.
L'Expédition Tanaka est soutenue par la Fondation Rudra et est la cinquième de ce type depuis le départ des forces de l'ONU de notre pays.
- LA GAZETTE DE PHNOM PENH, 24 Nov 2002
Une jarre funéraire dérobée dans un temple angkorien
Photo: Temple du Preah Ko
Une jarre funéraire de trois tonnes qui venait d'être découverte a été dérobée samedi dernier (le 10 janvier). La jarre a été découverte trois jours plus tôt par l'Expédition Tanaka. Selon le porte-parole de l'Expédition, M. Yong-Jian Liu, une salle encore inconnue dans le Temple de Preah Ko dans l'ensemble du Roluos a été exhumée. Ce serait la chambre funéraire d'une Reine khmère encore non identifiée. Aucun nom n'a été découvert mais la qualité du mobilier et de la Jarre indique que la tombe est celle d'un membre régnant de la Famille Royale. Le seul élément ôté de la tombe a été un coffret contenant des rouleaux en sanskrit. Malheureusement le coffret était mal scellé et ces documents se sont révélés en trop mauvais état pour être déchiffrables. M. Liu a refusé de commenter l'identité du corps conservé dans la jarre, bien que plusieurs sources proches de l'expédition laisse entendre que ce pourrait être la légendaire Reine Jayavedi.
Selon la police le vol est d'autant plus spectaculaire qu'aucun instrument permettant de déplacer la masse énorme de la jarre n'a été retrouvé. La poussière dans les couloirs menant à la chambre n'a laissé aucune empreinte à part celles bien identifiables des membres de l'Expédition et d'APSARA, l'agence en charge de gérer le patrimoine angkorien. Les deux membres d'Apsara qui avaient été placés en faction pour protéger le site sont également portés disparus. L'inspecteur Kem Sokha a été dépêché spécialement de Phnom Penh pour faire toute la lumière dans cette affaire.
- LA GAZETTE DE PHNOM PENH, 12 Jan. 2003
par Gillou
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Livres et documents
Masuda est fou et junky, ce qui devrait poser problème quand à la véracité de ses propos. Il ne raconte son histoire que sous la menace et après avoir tenté de fuir. Il ne se battra cependant pas, et évitera d'attirer encore plus l'attention en criant.
Son japonais alterne d'un niveau de langue à l'autre et est par moments quasiment incompréhensible, mais sa voix reste vide de toute émotion, comme si la terreur qu'il a vécue n'avait rien laissé de lui qu'une coquille vide. Il lui arrive d'intercaler des mots, ou parfois même des phrases, en viet, en anglais ou en khmer. Vers la fin, il commence à transpirer abondamment.
"J'ai reçu un télégramme d'un marchand d'art de Tokyo qui me demandait d'agir comme agent pour M. Takanohashi Yuya que l'on m'a présenté comme un riche collectionneur. J'ai accepté de quitter mes bureaux de Saïgon pour acheter plusieurs objets anciens à Choen Ourk, un antiquaire de Phnom Penh, et je me suis débrouillé pour les envoyer illégalement à Tokyo. Je sais juste que ces objets étaient ancien, rien de plus.
Quand l'expédition Takanohashi est arrivée au Cambodge, je me suis occupé de leurs fournir équipement et permis. M. Armitage a engagé un local nommé Yim Nolson pour trouver guides et ouvriers. Je savais que ce Yim avait une mauvaise réputation - il fait partie de la pègre - mais Armitage a ignoré mes mises en garde.
Après une semaine de repos à Phnom Penh, durant laquelle M. Takanohashi a été le plus souvent ivre, l'équipe a commencé des fouilles autour de Roluos, puis au Phnom Bakheng qui domine Angkor Wat et enfin autour du Phnom Kulen sur le site du Prasat Rong Chen. Il n'y avait ni plan ni concertation, en tout cas rien qui ressemble à une logique que j'aurais pu appréhender. C'est M. Armitage qui donnait les ordres mais toutes les décisions semblaient être prises par la servante de Melle Kimura! D'eux tous, Okuji Tetsuya semblait être le seul à avoir la tête sur les épaules.
C'est d'ailleurs lui qui est venu me voir à la fin du mois de juin pour me dire que M. Takanohashi, Melle Kimura, M. Armitage, le Dr Otsuka, la servante et Yim Nolson étaient entrés dans le Prasat Rong Chen et avaient disparu. Okuji était nerveux, et quand je suis arrivé les ouvriers avaient déjà fui le site. On ne savait pas quoi faire alors on a bu, et rebu, et rebu encore.
Le lendemain matin Takanohashi et les autres réapparurent. Ils étaient tout excités par une "formidable découverte", mais ils refusèrent de nous donner des détails. Je n'ai rien réussi à apprendre, ce diable d'Armitage était un vrai paranoïaque et il ne laissait rien filtrer. Ils étaient tous différents, je ne sais pas comment le décrire mais ils avaient tous changé, et pas en mieux. J'ai arrêté de poser des questions.
Cette nuit là, une vieille femme Khmère est venue me voir, elle m'a dit s'appeler Om Pot et venir de Kompong Chhnang. Elle disait que son fils Cheang était ouvrier sur le chantier. Elle disait que les ouvriers avaient fui parce que Takanohashi et les autres s'étaient associés avec un mal ancien, le Messager de la Sombre Tempête. Elle disait qu'elle pouvait y voir clair et que les âmes de tous les étrangers étaient perdues, à l'exception d'Okuji et de moi même. Si j'en voulais la preuve, je n’avais qu’à aller sur la terrasse du Sra Damrei, au moment où la lune n'est plus visible. Trois semaines plus tard, la nuit avant la nouvelle lune, j'y suis allé.
J'ai quitté Phnom Penh avec un des 4X4 de l'expédition en prétendant faire un voyage d'agrément, et j'ai rejoint le Phnom Kulen. La zone est encore lourdement minée et j'ai dû finir le trajet à pied, tremblant à chaque pas. Puis j'ai attendu, et au plus sombre de la nuit j'ai vu Takanohashi et les autres arriver et entamer un rituel ignoble en compagnie d'une centaine d'autres hommes, aussi fous qu'eux. La Terrasse des Eléphants devint comme vivante, bougeant, ondulant. Les ruines elles-mêmes sont devenues spectrales, et comme animées d'une volonté malfaisante!
D'étranges créatures sont sorties de nulle part, se saisissant des danseurs un par un, elles leur ont déchiré la gorge. Pourtant les danseurs semblaient ignorer leur sort jusqu'à la fin, quand la terrasse fut couverte de sang. Les membres de l'expédition étaient toujours là, Nolson aussi, debout parmi les figures monstrueuses encagoulées en train de lécher le sol ou les plaies de leurs victimes.
Et alors quelque chose est sorti de terre, et c'était si énorme que cela ne pouvait tout simplement pas être. Je me suis évanoui. Mais je l'ai vue, cette chose, et j'ai vu ceux qui la servent. Ils attendent cette heure où la folie balaiera notre monde et ils feront un festin de nos âmes, et notre monde leur appartiendra! Je me suis évanoui et je me suis perdu en moi-même pour de longs mois.
Om Pot et son fils m'ont retrouvé; pendant deux longues années ils se sont occupés de moi - un homme fou et sans espoir. Finalement je suis retourné à la civilisation et j'ai réussi à atteindre Phnom Penh. Mais depuis je rêve! Il n'y a que la drogue qui les tient à distance, l'héroïne, ou bien de l'opium quand j'en trouve. Je n'en ai presque plus vous savez, et ma vie est un enfer sans narcotique. Est ce que vous auriez la bonté de m'aider. C'est la seule chose qui me reste. Tout est perdu, tout. Il n'y a pas d'espoir, pour aucun d'entre nous. Ils attendent, partout, ils savent. Pourriez vous me passez le briquet qui est sur le guéridon, je pense qu'il est l'heure d'anesthésier cette horreur."
Son japonais alterne d'un niveau de langue à l'autre et est par moments quasiment incompréhensible, mais sa voix reste vide de toute émotion, comme si la terreur qu'il a vécue n'avait rien laissé de lui qu'une coquille vide. Il lui arrive d'intercaler des mots, ou parfois même des phrases, en viet, en anglais ou en khmer. Vers la fin, il commence à transpirer abondamment.
"J'ai reçu un télégramme d'un marchand d'art de Tokyo qui me demandait d'agir comme agent pour M. Takanohashi Yuya que l'on m'a présenté comme un riche collectionneur. J'ai accepté de quitter mes bureaux de Saïgon pour acheter plusieurs objets anciens à Choen Ourk, un antiquaire de Phnom Penh, et je me suis débrouillé pour les envoyer illégalement à Tokyo. Je sais juste que ces objets étaient ancien, rien de plus.
Quand l'expédition Takanohashi est arrivée au Cambodge, je me suis occupé de leurs fournir équipement et permis. M. Armitage a engagé un local nommé Yim Nolson pour trouver guides et ouvriers. Je savais que ce Yim avait une mauvaise réputation - il fait partie de la pègre - mais Armitage a ignoré mes mises en garde.
Après une semaine de repos à Phnom Penh, durant laquelle M. Takanohashi a été le plus souvent ivre, l'équipe a commencé des fouilles autour de Roluos, puis au Phnom Bakheng qui domine Angkor Wat et enfin autour du Phnom Kulen sur le site du Prasat Rong Chen. Il n'y avait ni plan ni concertation, en tout cas rien qui ressemble à une logique que j'aurais pu appréhender. C'est M. Armitage qui donnait les ordres mais toutes les décisions semblaient être prises par la servante de Melle Kimura! D'eux tous, Okuji Tetsuya semblait être le seul à avoir la tête sur les épaules.
C'est d'ailleurs lui qui est venu me voir à la fin du mois de juin pour me dire que M. Takanohashi, Melle Kimura, M. Armitage, le Dr Otsuka, la servante et Yim Nolson étaient entrés dans le Prasat Rong Chen et avaient disparu. Okuji était nerveux, et quand je suis arrivé les ouvriers avaient déjà fui le site. On ne savait pas quoi faire alors on a bu, et rebu, et rebu encore.
Le lendemain matin Takanohashi et les autres réapparurent. Ils étaient tout excités par une "formidable découverte", mais ils refusèrent de nous donner des détails. Je n'ai rien réussi à apprendre, ce diable d'Armitage était un vrai paranoïaque et il ne laissait rien filtrer. Ils étaient tous différents, je ne sais pas comment le décrire mais ils avaient tous changé, et pas en mieux. J'ai arrêté de poser des questions.
Cette nuit là, une vieille femme Khmère est venue me voir, elle m'a dit s'appeler Om Pot et venir de Kompong Chhnang. Elle disait que son fils Cheang était ouvrier sur le chantier. Elle disait que les ouvriers avaient fui parce que Takanohashi et les autres s'étaient associés avec un mal ancien, le Messager de la Sombre Tempête. Elle disait qu'elle pouvait y voir clair et que les âmes de tous les étrangers étaient perdues, à l'exception d'Okuji et de moi même. Si j'en voulais la preuve, je n’avais qu’à aller sur la terrasse du Sra Damrei, au moment où la lune n'est plus visible. Trois semaines plus tard, la nuit avant la nouvelle lune, j'y suis allé.
J'ai quitté Phnom Penh avec un des 4X4 de l'expédition en prétendant faire un voyage d'agrément, et j'ai rejoint le Phnom Kulen. La zone est encore lourdement minée et j'ai dû finir le trajet à pied, tremblant à chaque pas. Puis j'ai attendu, et au plus sombre de la nuit j'ai vu Takanohashi et les autres arriver et entamer un rituel ignoble en compagnie d'une centaine d'autres hommes, aussi fous qu'eux. La Terrasse des Eléphants devint comme vivante, bougeant, ondulant. Les ruines elles-mêmes sont devenues spectrales, et comme animées d'une volonté malfaisante!
D'étranges créatures sont sorties de nulle part, se saisissant des danseurs un par un, elles leur ont déchiré la gorge. Pourtant les danseurs semblaient ignorer leur sort jusqu'à la fin, quand la terrasse fut couverte de sang. Les membres de l'expédition étaient toujours là, Nolson aussi, debout parmi les figures monstrueuses encagoulées en train de lécher le sol ou les plaies de leurs victimes.
Et alors quelque chose est sorti de terre, et c'était si énorme que cela ne pouvait tout simplement pas être. Je me suis évanoui. Mais je l'ai vue, cette chose, et j'ai vu ceux qui la servent. Ils attendent cette heure où la folie balaiera notre monde et ils feront un festin de nos âmes, et notre monde leur appartiendra! Je me suis évanoui et je me suis perdu en moi-même pour de longs mois.
Om Pot et son fils m'ont retrouvé; pendant deux longues années ils se sont occupés de moi - un homme fou et sans espoir. Finalement je suis retourné à la civilisation et j'ai réussi à atteindre Phnom Penh. Mais depuis je rêve! Il n'y a que la drogue qui les tient à distance, l'héroïne, ou bien de l'opium quand j'en trouve. Je n'en ai presque plus vous savez, et ma vie est un enfer sans narcotique. Est ce que vous auriez la bonté de m'aider. C'est la seule chose qui me reste. Tout est perdu, tout. Il n'y a pas d'espoir, pour aucun d'entre nous. Ils attendent, partout, ils savent. Pourriez vous me passez le briquet qui est sur le guéridon, je pense qu'il est l'heure d'anesthésier cette horreur."
par Gillou
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Rapports et résumés des sessions