Cher Matsuya-san,
je peux bien m'imaginer votre surprise de lire un rapport de ma part. Il y a que notre dernière expérience m'a tellement concerné que je crains à présent, qu'un jour, nous n'atteignions le point de non-retour. Je vous demande alors de bien faire le nécessaire et, s'il vous plaît, faites savoir à mon père ce que je suis devenu. Ne l'ayant pas vu depuis plus de 15 ans maintenant, je sais qu'il est toujours vivant. Un jour, peut-être, arriverai-je à affronter son regard à nouveau. Peut-être pas...
Voilà, comme Kobayashi vous l'a fait savoir, après avoir reçu un appel de son "indic", nous nous sommes lancés sur les traces d'une certaine Kato Akemi, disparue depuis 2 semaines, en commençant par une visite de son appartement dans le Goto Building. Celui-ci était des plus étranges : couvert du sol au plafond de coupures de journaux, de photos et d'un peu n'importe quoi, il offrait un spectacle des plus insolites. De plus, plusieurs radios et prothèses de différents âges venaient compléter le tableau. Après une observation plus pointilleuse, nous avons trouvé un plan de l'immeuble faisant apparaître d'étranges annotations (des noms d'animaux ou d'objets) ainsi qu'un reçu de location ne contenant sinon aucune information sur le lieu concerné.
Nous avons alors décidé de faire le tour des locataires qui bizarrement étaient tous présents dans l'immeuble. Ce qu'il en sort est que tous ces locataires ont lu un livre trouvé d'abord par Akemi mais tous y ont donné un sens différent. De plus, ils étaient tous sur un énorme projet sans pouvoir en présenter ne serait-ce que la première ébauche, mis à part le dessinateur Hanajima Takeshi qui travaillait effectivement sur des planches. Par contre, Kobayashi qui a pu trouver un moyen pour entrer dans l'appartement de ce dernier, nous a rapporté en plus du travail effectif, que l'appart était dans un souk incroyable.
Nous avons voulu voir les autres étages qui devaient être vides. En arrivant au 3ème, nous y avons trouvé une page de ce qui devait être une pièce dont les protagonistes semblaient n'être autre que les locataires en plus d'un singe... Enfin, nous sommes allés voir la cave où le peintre entreposait ses "créations" qui n'étaient que des toiles nommées mais blanches...
Nous nous sommes alors rendus dans les bureaux de la société propriétaire du building afin d'y recueillir, peut-être, un autre point de vue sur la disparition d'Akemi. Là, nous avons appris que les derniers locataires avaient tous arrêté le paier leur loyer deux mois auparavant. De plus, la gérante de la société s'était renseignée sur les activités de ses locataires auprès de leurs employeurs qui, eux aussi, n'avaient plus de signes de leur part.
Nous avons donc compris qu'il y avait quelque chose avec le bâtiment. Nous avons décidé d'y retourner avec l'idée d'en sortir un pour voir si le fait d'être dehors changerait quelque chose.
Dès la porte d'entrée passée, les choses ont commencé à ne plus être rationnelles : le couloir avait changé, la chambre d'Akemi aussi; des portes étaient apparues; je me suis retrouvé en uniforme de police comme si cela avait été normal. Toutes les personnes croisées se sont comportées différemment avec moi plutôt que mes collègues. J'ai même eu droit à une quittance pour un appartement à mon nom (comme celle trouvée au nom d'Akemi) et d'aller même le visiter. Pour cela, je fus séparé de Kobayashi et Kawamura pour traverser des lieux que je ne pourrais décrire à présent. C'est à ce moment là que je me suis vraiment inquiété de perdre pied.
Toujours sans trop comprendre, j'ai réussi à rejoindre mes collègues pour nous rendre compte qu'il fallait absolument trouver la sortie. Nous nous sommes élancés à travers des couloirs jusqu'à trouver une salle d'opération où agissait un étrange chirurgien. Kobayashi a noué contact avec lui et nous avons réussi à lui faire comprendre que nous voulions sortir et qu'il pouvait sûrement nous aider. Nous nous sommes alors mis à 4 pour détruire un mur. Derrière se trouvait un couloir, le chirurgien partit d'un côté et nous de l'autre et nous nous retrouvâmes devant la porte du bâtiment !
Encore ébêtés par ces événements, nous avons regardé derrière nous pour voir si l'immeuble avait aussi changé d'aspect de l'extérieur mais ce n'était pas le cas.
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