SFO : Sam 19 mai (EN)
Exil : Sam 14 avril (FR)
Cher Matsuya-san,
je peux bien m'imaginer votre surprise de lire un rapport de ma part. Il y a que notre dernière expérience m'a tellement concerné que je crains à présent, qu'un jour, nous n'atteignions le point de non-retour. Je vous demande alors de bien faire le nécessaire et, s'il vous plaît, faites savoir à mon père ce que je suis devenu. Ne l'ayant pas vu depuis plus de 15 ans maintenant, je sais qu'il est toujours vivant. Un jour, peut-être, arriverai-je à affronter son regard à nouveau. Peut-être pas...
Voilà, comme Kobayashi vous l'a fait savoir, après avoir reçu un appel de son "indic", nous nous sommes lancés sur les traces d'une certaine Kato Akemi, disparue depuis 2 semaines, en commençant par une visite de son appartement dans le Goto Building. Celui-ci était des plus étranges : couvert du sol au plafond de coupures de journaux, de photos et d'un peu n'importe quoi, il offrait un spectacle des plus insolites. De plus, plusieurs radios et prothèses de différents âges venaient compléter le tableau. Après une observation plus pointilleuse, nous avons trouvé un plan de l'immeuble faisant apparaître d'étranges annotations (des noms d'animaux ou d'objets) ainsi qu'un reçu de location ne contenant sinon aucune information sur le lieu concerné.
Nous avons alors décidé de faire le tour des locataires qui bizarrement étaient tous présents dans l'immeuble. Ce qu'il en sort est que tous ces locataires ont lu un livre trouvé d'abord par Akemi mais tous y ont donné un sens différent. De plus, ils étaient tous sur un énorme projet sans pouvoir en présenter ne serait-ce que la première ébauche, mis à part le dessinateur Hanajima Takeshi qui travaillait effectivement sur des planches. Par contre, Kobayashi qui a pu trouver un moyen pour entrer dans l'appartement de ce dernier, nous a rapporté en plus du travail effectif, que l'appart était dans un souk incroyable.
Nous avons voulu voir les autres étages qui devaient être vides. En arrivant au 3ème, nous y avons trouvé une page de ce qui devait être une pièce dont les protagonistes semblaient n'être autre que les locataires en plus d'un singe... Enfin, nous sommes allés voir la cave où le peintre entreposait ses "créations" qui n'étaient que des toiles nommées mais blanches...
Nous nous sommes alors rendus dans les bureaux de la société propriétaire du building afin d'y recueillir, peut-être, un autre point de vue sur la disparition d'Akemi. Là, nous avons appris que les derniers locataires avaient tous arrêté le paier leur loyer deux mois auparavant. De plus, la gérante de la société s'était renseignée sur les activités de ses locataires auprès de leurs employeurs qui, eux aussi, n'avaient plus de signes de leur part.
Nous avons donc compris qu'il y avait quelque chose avec le bâtiment. Nous avons décidé d'y retourner avec l'idée d'en sortir un pour voir si le fait d'être dehors changerait quelque chose.
Dès la porte d'entrée passée, les choses ont commencé à ne plus être rationnelles : le couloir avait changé, la chambre d'Akemi aussi; des portes étaient apparues; je me suis retrouvé en uniforme de police comme si cela avait été normal. Toutes les personnes croisées se sont comportées différemment avec moi plutôt que mes collègues. J'ai même eu droit à une quittance pour un appartement à mon nom (comme celle trouvée au nom d'Akemi) et d'aller même le visiter. Pour cela, je fus séparé de Kobayashi et Kawamura pour traverser des lieux que je ne pourrais décrire à présent. C'est à ce moment là que je me suis vraiment inquiété de perdre pied.
Toujours sans trop comprendre, j'ai réussi à rejoindre mes collègues pour nous rendre compte qu'il fallait absolument trouver la sortie. Nous nous sommes élancés à travers des couloirs jusqu'à trouver une salle d'opération où agissait un étrange chirurgien. Kobayashi a noué contact avec lui et nous avons réussi à lui faire comprendre que nous voulions sortir et qu'il pouvait sûrement nous aider. Nous nous sommes alors mis à 4 pour détruire un mur. Derrière se trouvait un couloir, le chirurgien partit d'un côté et nous de l'autre et nous nous retrouvâmes devant la porte du bâtiment !
Encore ébêtés par ces événements, nous avons regardé derrière nous pour voir si l'immeuble avait aussi changé d'aspect de l'extérieur mais ce n'était pas le cas.
Il nous présente quelques applications de la Nanotechnologie dans la vie de tous les jours. Très intéressant :
La nanotechnologie permet une amélioration de la qualité de fabrication sans précédent. Les atomes étant placés de façon précise, les problèmes liés aux impuretés et aux défauts dans les matériaux disparaissent presque entièrement. Il est ainsi possible de fabriquer des matériaux plus solides, utilisant beaucoup moins de matière.
Le coût de fabrication des objets serait extraordinairement réduit, car la fabrication consommerait beaucoup moins d’énergie et de matière première qu’à présent. De plus, la production étant entièrement automatique, les coûts de mains-d’œuvre sont pratiquement nuls.
En fait, on s’accorde à dire que les coûts de fabrication seraient pratiquement réduits aux coûts de conception (ce qui est le cas aujourd’hui dans l’industrie des logiciels pour ordinateur). En effet, la matière première peut être entièrement recyclée, et l’énergie peut provenir de capteurs solaires. (Ce qui limite aujourd’hui la possibilité d’utiliser les capteurs solaires à plus grande échelle est leur coût de fabrication et leur rendement, deux problèmes que la nanotechnologie devrait être en mesure de résoudre sans difficulté).
L’exemple classiquement donné est celui d’un appareil qui pourrait ressembler à un four à micro-onde. Un tableau de commande permettrait de choisir l’objet souhaité : une paire de chaussure, un ordinateur, une pizza, etc. Des assembleurs commencent par se multiplier dans l’appareil, prenant la forme de l’objet désiré. Puis, une fois la structure créée, ils assemblent l’objet choisi, atome par atome. La paire de chaussure est prête en deux minutes !
Construction
De la même façon, les techniques de constructions pourraient être bouleversées. Il est possible d’imaginer des immeubles se créant pour ainsi dire eux-mêmes, des routes ou des tunnels se creusant de la même façon.
Nourriture
De même qu’il serait possible de fabriquer une montre ou une paire de chaussure, il est possible de recréer de la nourriture directement à partir de l’air et de quelques déchets. C’est ce que fait la chaîne alimentaire, et il est certainement possible d’arriver directement à un steak frites avec salade, sans passer par la croissance de laitue, de pommes de terre, l’élevage d’animaux, puis leur traitement avant que le plat final n’arrive dans notre assiette !
Médecine, durée de la vie
D’autres applications touchent à la santé.
Il est envisagé de construire de minuscules nano-robots, capables de se déplacer à l’intérieur du corps humain, voire dans les cellules du corps humain, à la recherche d’agents infectieux, de cellules cancéreuses, par exemple pour les marquer pour destruction par le système immunitaire, ou même pour les détruire directement.
Il a même été envisagé que ces robots aillent réparer directement l’ADN endommagé des cellules.
Des applications plus étonnantes encore sont imaginées :
- augmentation des capacités du cerveau (par exemple par interfaçage direct avec des nano-ordinateurs ou des banques de données),
- amélioration des tissus (augmentation de la solidité des os, etc.).
Évidemment, une des retombées espérées est une augmentation très importante de la durée de vie, dans un état de jeunesse préservé.
Informatique
Il sera possible de fabriquer des ordinateurs minuscules, par exemple pour contrôler les nano-robots se baladant dans le corps humain. Les projets actuels laissent entrevoir des ordinateurs plus puissants que les super-ordinateurs actuels, mais tenant dans un cube de dix microns de côté.
Pour les même raisons que précédemment, le coût de fabrication de ces ordinateurs serait extraordinairement réduit.
Il est difficile d’imaginer aujourd’hui les conséquences que pourraient avoir l’inclusion d’ordinateurs et de nano-machines dans les objets de la vie ordinaire. Imaginez une table qui pourrait sur commande, s’agrandir, se transformer en lit, en chaise, etc.
On pourrait avoir une paire de lunette permettant la visualisation de textes, dessins, vidéos, avec sonorisation. Elle pourrait contenir plus de livres et d’heures de films que la Bibliothèque de France, serait en contact radio ou optique avec l’extérieur. Ces lunettes intégreraient une caméra vidéo et des micros, permettant d’enregistrer tout ce que vous voyez. Elle serait commandable par la voix, ou par détection des mouvements oculaires, voire manuels (par détection des mains, et visualisation de différents artefacts visuels de commande). Ces lunettes pourraient contenir votre agenda, reconnaître les personnes dont le nom vous échappe... Pour vous donner un faible aperçu des possibilités qu’auraient cet outil!
Écologie
La nanotechnologie permettra non seulement le recyclage complet des déchets lors de la fabrication, mais le nettoyage des déchets accumulés jusqu’à aujourd’hui. Il serait ainsi possible de « nettoyer la planète », de diminuer, si besoin est, la quantité de CO2 dans l’atmosphère, etc.
Espace
La NASA est très active dans le domaine de la nanotechnologie, car elle voit là le moyen le plus sûr et le plus économique d’explorer et de coloniser l’espace.
La nanotechnologie permettra non seulement la fabrication de fusées, de stations orbitales, etc., plus solides, plus fiable et à un coût réduit, mais également de « terraformer » d’autres planètes! Il existe des scénarios permettant, à terme, d’aller vivre sur Mars, par exemple.
Une autre application envisagée est « l’ascenseur pour l’espace ». Il s’agit de fabriquer un câble partant de l’équateur, et tournant avec la terre en orbite géostationnaire. Une fois ce câble en place, l’énergie à dépenser pour quitter l’attraction terrestre devient minime par rapport aux moyens utilisés aujourd’hui.
La nanotechnologie devrait permettre la fabrication d’un câble suffisamment solide, et pour un coût acceptable pour une telle application.
Armement
Un des dangers les plus importants de la nanotechnologie est évidemment la possibilité de l’utiliser à des fins guerrières, criminelles ou terroristes.
Indépendamment de l’amélioration de la fabrication d’armes conventionnelles, il sera par exemple possible de fabriquer par millions de minuscules robots volants, difficilement détectables, permettant d’envahir la vie privée de tous, et hors du contrôle des nations.
Il sera également possible de fabriquer des nano-virus, ciblés pour tuer, beaucoup plus efficacement que les virus naturels. Leur cible pourrait être une personne précise, un groupe de population (définit par sa position géographique, quelques caractéristiques génétiques, etc.).
Des fanatiques pourraient fabriquer une nanomachine se reproduisant indéfiniment, sans contrainte, et transformant absolument tout en plus de copies d’elle-même, visant ainsi à la destruction complète de toute vie sur la planète...
En fait, ces dangers sont si grands, que plusieurs personnes (dont moi!), seraient favorables à un arrêt, ou en tout cas un ralentissement des recherches dans le domaine, si cela était possible! Dans le contexte de compétition internationale, cela paraissant totalement illusoire, il reste le choix de se préparer à l’arrivée de cette technologie et des problèmes qu’elle engendrera."
TAKAHASHI Makoto, aux allures de 1er de la classe, est le fils d'un petit patron d'une boutique de photo et d'électronique. Il est sensé y travailler, ce qui donne une idée de l'endroit où il a récupéré son matériel.
ITÔ Jun'ichi, le chevelu, a terminé ses études et passé 6 mois aux Etats-Unis.
LIN-WEI Kumiko 26, petite, assez jolie, elle s'est faite l'avocate de la nature et de notre mère la Terre. Doté d'une forte personnalité, elle était connue pour répondre à toute opposition avec beaucoup d'hostilité. Elle a par exemple jamais hésité à utiliser sa bombe anti-aggression ou ses connaissances en aikido pour se défendre en cas d'aggression (ou ce qu' elle percevait comme une aggression).
Elle a déjà été en garde à vue et le PSIA conserve un dossier sur elle. Sa première arrestation a fait suite à la plainte de la Faculté de Médecine de Kyoto, pour avoir ravagé un des laboratoires avec un gang de cinq autres étudiants et avoir enlevé les sujets tests, des chimpanzés, qui n'ont jamais été retrouvés. Elle a été libéré pour un défaut de procédure, la Faculté n'avait pas fait toutes les déclarations nécessaires pour la possession de ces singes et les charges ont été abandonnées. Lin Wei a cependant été renvoyée de son école de journalisme peu de temps après. Elle a fait deux autres séjours au poste, suite au "bombages" d'hommes qui ont à chaque fois tenté de l'aggresser.
Kumiko a été enlevée dans son appartement par une demi-douzaine de gros bras et n'a pas été retrouvée. La SF0 pense que le Colonel Kato est impliqué d'une manière ou d'une autre.
ITÔ Jun'ichi et TAKAHASHI Makoto, sont les "reporters" du groupe présents à Miyakejima pour y observer le phénomène dans le ciel. Kumiko Lei-Win faisait également partie du groupe avant sa disparition tragique .
En hébreu, "Qof" signifie "100" et "Het", "8". Le nom de la secte serait une allusion aux 108 péchés bouddhistes (108 est un nombre sacré).
Oguri Taiki, le Grand-Gourou de la Secte, réincarnation du Bouddha de l'Avenir et apporteur de la vérité, attend son exécution dans le couloir de la mort depuis 5 ans.